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Deux agent.es de contrôle assassiné.es en Dordogne le 2 septembre 2004

Deux agent.es de contrôle assassiné.es en Dordogne le 2 septembre 2004
(communiqué de presse de SUD Travail - Affaires sociales)

Lors d’un contrôle de routine à Saussignac le 2 septembre 2004, Sylvie TREMOUILLE, contrôleuse du travail stagiaire du service de l’Inspection du Travail de l’Agriculture de Dordogne, et Daniel BUFFIERE, chef de service à la Mutualité Sociale Agricole, ont été assassiné.es par l’employeur qu’ils venaient contrôler.

SUD Travail - Affaires sociales est horrifié par ce crime. Au-delà de notre tristesse et de notre émotion, de notre solidarité vis-à-vis des victimes et de leurs proches, nous voulons aussi exprimer notre colère et notre révolte.

Ce drame survient dans un climat délétère.
Le gouvernement n’arrête pas de critiquer les fonctionnaires qui sont responsables de tous les maux. Le Code du Travail, qui est la loi, est attaqué par ce même gouvernement, la majorité des députés et par le MEDEF.
Les agent.es de contrôle de l’Inspection du Travail sont systématiquement dénigré.es par le patronat.
Les députés les plus libéraux de la majorité actuelle ont déposé en 2003 une proposition de loi
hargneuse et revancharde pour tenter de casser l’Inspection du Travail.
Et chaque fois que des agent.es de contrôle ont été agressé.es, les ministres du Travail successifs se sont tus plutôt que de les soutenir.

Nous rappelons que les agent.es de contrôle tentent, le plus souvent seul.es, et avec des moyens ridicules, de faire appliquer la loi et de défendre les conditions de travail et d’emploi de 16 millions de salarié.es en étant attaqué.es de toutes parts : il en résulte évidemment que les employeurs les prennent pour des emmerdeurs, des empêcheurs de librement exploiter, des représentants d’une administration ringarde qui va contre la magnifique règle du marché. Depuis un moment dans les entreprises et sur le marché du travail, c’est la liberté du renard dans le poulailler.

Les agent.es de contrôle de l’Inspection du Travail sont bouleversé.es par cet assassinat. Ils et elles attendent aujourd’hui des ministres du Travail, des Transports et de l’Agriculture beaucoup plus que des larmes de crocodile.

Le syndicat SUD Travail - Affaires sociales demande aux agent.es de cesser le travail pendant 24 heures le jour de l’enterrement de nos collègues et de porter un brassard noir pendant une semaine.

Paris, le 3 septembre 2004


Article publié le vendredi 3 septembre 2004