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CGT-CNT-FSU-SUD
Répression syndicale au ministère du travail- Soutien à Benoît et Pierre, inspecteurs du travail en Isère !
Pour un plan d’urgence à l’Inspection du travail !
Alors que le ministre du travail annonce fièrement que l’inspection du travail a réalisé de nombreuses interventions dans les entreprises durant la canicule de juin 2026, il n’a pas un mot pour ses agent.es.
Et pour cause ! Il ne peut pas ignorer la restitution récente, le 18 juin, du rapport d’expertise « risque grave », relatif à la souffrance au travail des agent.es du ministère du travail et de l’emploi.
Ce rapport accablant devrait l’alerter et le conduire à agir sans tarder, tant il pointe les risques élevés d’épuisement professionnel, de surcharge de travail, de perte de sens du travail et d’expositions récurrentes aux violences, situation qui les met gravement en danger. Rappelons que cette expertise fait suite à de trop nombreuses tentatives et suicides, accidents de service, exercices de droit d’alerte dans le ministère.
Et pourtant, le ministre n’en a manifestement que faire ! Le plan d’action présenté par l’administration en réponse à ce rapport est indigent.
Mais la violence envers les agent.es du ministère ne s’arrête pas là ! Notre administration vient de décider de lancer une procédure disciplinaire à l’encontre de deux inspecteurs du travail et syndicalistes d’Isère !
Comme dans de nombreux départements, ces deux collègues font face à une direction locale particulièrement maltraitante, elle s’est même tristement illustrée en tentant de retenir des courriers de l’inspection relatifs à l’interdiction de l’emploi de salarié.es le 1er mai. Les atteintes à l’indépendance dans ce même département sont arrivées à leur paroxysme par l’appel du premier ministre d’un employeur isérois suite à un de leur contrôle. Ni la direction générale du travail, ni le ministre n’a condamné ces atteintes flagrantes à l’indépendance de l’inspection du travail qui leur a été faite.
Alors que les agent.es de l’inspection se remettent à peine de ces énièmes atteintes à l’indépendance, le ministre du travail, au lieu de s’en porter garant, choisit de se lancer dans une cabale et déclenche une procédure disciplinaire contre deux de ses agents !
Leur faute ? dénoncer les pratiques de maltraitance du ministère et continuer à défendre le service public de l’inspection du travail, libre et indépendante !
Leur direction locale ne supportant plus leur résistance avait préalablement décidé de porter plainte à leur encontre pour « harcèlement moral ». Il ne fait pas de doute que c’est bien leur militantisme qui leur était reproché par le biais de cette plainte. L’objectif poursuivi est clairement de les faire taire et nos organisations syndicales avec eux ! C’est évidemment hors de question !
Face à l’absence totale de faits, le parquet de Grenoble vient de classer sans suite la plainte pénale ! Sans doute revanchard, le ministre décide de les sanctionner, sans aucun doute dans le seul de faire un exemple.
Nous sommes clairement face à une manœuvre d’intimidation à l’encontre de celles et ceux qui dénoncent le sous-effectif, les atteintes à l’indépendance, la mainmise rampante des préfets sur les services, la maltraitance de la politique du chiffre !
Dans ce ministère, décidément c’est : Ferme ta gueule et marche ou crève !!!
Malgré les conclusions accablantes du rapport APTEIS qui révèle une souffrance institutionnelle généralisée dans nos services, sans entendre les agent.es mobilisé.es à Grenoble, Paris et ailleurs le 18 juin dernier (CR imagé en PJ), le Ministère choisit de tirer à vue sur celles et ceux qui dénoncent ses pratiques.
Cette politique de répression syndicale et d’intimidation des agent.es du ministère du travail doit cesser immédiatement.
Nous demandons au ministre du travail l’annulation pure et simple des convocations en CAP à l’encontre de Pierre et Benoit !
Nous revendiquons toujours un grand plan d’urgence en réponse aux risques identifiés par le rapport APTEIS !
Pour cela, nous appelons l’ensemble des collègues à se mobiliser dès maintenant en :
– Se réunissant en AG locale pour définir les actions de soutien à Pierre et Benoit
– Signant la pétition de soutien à Pierre et Benoit : https://c.org/MGsTtCJWkh
– Boycottant les réunions d’instance et de service.
Le ministère du travail a souhaité réunir la CAP disciplinaire le 16 juillet en catimini. Mais suite à une demande de report, celle-ci devrait se tenir ultérieurement. Pour permettre une mobilisation massive et si nous n’obtenons pas immédiatement l’annulation de la CAP, nous déposons un préavis de grève à durée illimitée pour couvrir l’ensemble des journées de mobilisations nécessaires.
en pj retrouvez :
– le tract intersyndicale et notre compte rendu de la mobilisation du 18 juin
– les communiqués de soutien de La CGT et de l’Union Solidaires
– les visuels
Article publié le mardi 30 juin 2026
