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CAP des 17 & 18 déc. 2024 - Déclaration préalable
Nous ouvrons aujourd’hui une réunion paritaire qui examinera de nouveau des demandes de sanctions disciplinaires.
Pour cette séance comme pour d’autres qui l’ont précédé, les faits portés à notre connaissance sont graves. Certains de ces agissements ont faits des victimes parmi nos collègues, ils ont détruit des collectifs de travail, créé une souffrance durable que les sanctions qui peuvent être prises, des années après qu’ils ont commencé, n’effaceront pas.
Des agent·es ont subi harcèlement, moral et/ou sexuel, propos racistes, xénophobes, sexistes, homophobes, agissements sexistes, violences verbales et même physiques, de la part de leurs propres collègues. Ils et elles les ont subis parfois pendant des années.
Si nous, représentant·es du personnel CGT, FSU et SUD estimons que ces faits doivent être sanctionnés à la hauteur de leur gravité, nous pensons que la sanction des auteurs n’est pas suffisante.
Certains cas que nous évoquons ici étaient connus, tout ou partie, des hiérarques locaux, depuis longtemps. Pourtant, localement, les auteurs ont pu sévir en toute impunité, sans que les directions d’emploi ne lèvent le petit doigt, sans que les supérieur·es ne les rappellent à l’ordre ou prononcent des sanctions à leur main pour faire cesser ces agissements nuisibles à la santé de collègues et pourrissant les collectifs de travail.
Ces hiérarques sont comptables de comportements qui ont perduré de la part des auteurs, confortés dans leurs pratiques par l’inertie de leurs supérieur·es. Ils et elles sont responsables aussi de la dégradation de l’état de santé et des conditions de travail des victimes.
Nous rappelons que l’absence de mesures prises pour faire cesser des comportements tels que harcèlement ou propos discriminatoires est aussi une faute. Le ministère doit rappeler à l’ensemble de la ligne hiérarchique ses responsabilités en la matière. Sanctionner sévèrement lorsque les faits ont eu cours pendant des mois voire des années, c’est surtout le signe d’un échec en matière de détection des situations et de protection de la santé des agent·es.
Nous dénonçons également l’insuffisance des mesures prises face aux hiérarques harcelant·es, dont certain·es se retrouvent même promu·es en cette fin d’année. Force est de constater que le traitement par l’administration est toujours très différent selon le grade et la fonction de celui ou celle qui commet le type de fait que nous évoquons.
Nous témoignons notre soutien aux collègues victimes de violences de la part de leur entourage professionnel, et rappelons que nos organisations syndicales peuvent être saisies en cas de violences subies dans le cadre professionnel ou syndical, pour accompagnement, conseils et soutien.
Les commissaires paritaires élu·es CGT – FSU – SUD Solidaires : Sarah-Loëlia Aknin (SUD TAS), Christian BROCHARD (CGT TEFP), Julie Court (CGT TEFP), Emilie De Bargas (SUD TAS), Valérie Labatut (CGT TEFP), Fanny Lelimouzin (SUD TAS), Coline Martres-Guguenheim (SUD TAS), Simon Picou (CGT TEFP), Céline Suchon (CGT TEFP), Jessie Tavel (FSU SNUTEFE)
Article publié le mardi 17 décembre 2024
