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Harceleur, harceleuse : une véritable voie de promotion !

En cette fin d’année 2024, la DRH a fixé les listes des promotions 2025

Dans la période où les boules meublent les sapins, les boulets garnissent la liste des encadrant·es supérieur·es promu·es. Certain·es collègues des services doivent avoir les yeux écarquillés ou embués en découvrant le nom de leur harceleur/euse dans la liste, tout en étant égoïstement soulagé·es de le/la voir quitter le service pour aller sévir ailleurs.
2025 n’est pas la première année où nous découvrons ce type de promotion qui s’inscrit dans une désormais trop longue tradition…

La promotion, un moyen d’évacuation rapide mais inefficace

Souvent, les chef·fes maltraitant·es font l’objet de signalements et d’enquêtes paritaires liés aux RPS. Dans un réflexe de protection de l’encadrement supérieur, lorsque des enquêtes sont diligentées, la responsabilité du chef de service est rarement mise en cause et la cause est souvent renvoyée à des problèmes d’organisation, de moyens, de fonctionnement voire vers les agent·es accusé·es d’être réfractaires au changement.
Lorsque les services explosent en raison d’un management toxique, au mieux le/la chef·fe est exfiltré·e. Au pire ce sont les agent·es qui craquent, partent par mutation, maladie voire en inaptitude, le service se vide de ses agent·es et est littéralement paralysé.
L’autre solution trouvée par la hiérarchie est d’offrir une promotion à ces cadres malveillant·es, permettant de les faire quitter le service dans lequel iels ont sévi. Pour SUD TAS, cette stratégie est destructrice dans la mesure où elle ne fait que déplacer le problème et où elle peut paraître comme une incitation à nuire alors que ces sinistres personnes devraient faire l’objet de sanctions les dissuadant de continuer leurs actes malveillants.

Une promotion : sur quels critères ?

La promotion sur des grades d’encadrant·e supérieur·.e se fait sur proposition de supérieur·es hiérarchiques censé·es s’appuyer sur les aptitudes générales, les connaissances professionnelles, l’aptitude au commandement, l’aptitude à la négociation et le comportement général. Pourtant, comment un·e chef·fe de service toxique peut être promu·e au titre des 3 derniers critères cités au regard des dégâts provoqués dans les services, en brisant des collègues et en cassant des services entiers, les rendant souvent inopérants ?

Dans l’intérêt du service public et pour protéger la santé physique et mentale des collègues, ces responsables devraient être sorti·es des services et exclu·es de tous postes avec des missions d’encadrement, et non promu·es !


Article publié le mardi 17 décembre 2024