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Augmentation des jours de carence et baisse de l’indemnisation des arrêts maladie : les agent.es ne sont pas coupables d’être malades
Augmentation des jours de carence et baisse de l’indemnisation des arrêts maladie : les agent·es ne sont pas coupables d’être malades
Les absent·es ont toujours tort d’après Guillaume Kasbarian
Pour faire des économies le ministre de la fonction publique prévoit d’augmenter le nombre de jours d’arrêt non indemnisé dit « de carence », 1 aujourd’hui (lancé sous Sarkozy, abrogé par Hollande en 2014 et réintroduit par Macron en 2018) et de passer d’une indemnisation de 100 à 90% des arrêts maladie des agent·es de la fonction publique. Pour faire face au « fléau » de l’absentéisme le tout neuf ministre, qui marque par ces premières mesures toute sa reconnaissance envers les agent·es, veut porter à trois ces jours de carence.
Parler « d’absentéisme » est une sacrée pirouette linguistique ! Car contrairement au préjugé délétère qui domine le débat public, on ne s’arrête pas soi-même C’est le médecin et lui seul, après examen médical du/de la patient·e, qui estime nécessaire pour son rétablissement de prescrire un arrêt de travail. Des médecins témoignent à l’inverse d’un nombre croissant de travailleur·euses refusant un arrêt alors que les praticien·nes veulent le prescrire.
Agent·es du public, salarié·es du privé : on bosse et on cotise, ce n’est pas à nous de trinquer !
(la suite dans notre tract ci-dessous)
Article publié le jeudi 7 novembre 2024
