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Au Ministère du Travail et de l’Emploi : la saignée continue !
CGT TEFP - CNT TEFP - FSU TEFE - SUD TAS
Au Ministère du Travail et de l’Emploi : la saignée continue !
Prenons part à la mobilisation interprofessionnelle, défendons nos missions !
Après des semaines de tergiversations, un Premier Ministre puis un gouvernement viennent d’être nommés. Alors que le NFP est arrivé en tête des élections législatives et que le rejet de la politique antisociale macroniste a été particulièrement clair, c’est un premier Ministre issu de la droite conservatrice, connu pour des prises de position réactionnaires, qui a été désigné. Un tel choix est évidemment inacceptable ! Nous sommes d’autant moins naïf.ves sur l’orientation anti-sociale du futur nouveau gouvernement que pendant tout l’été, sous couvert de la « gestion des affaires courantes », le gouvernement démissionnaire a soigneusement préparé le terrain d’une nouvelle offensive, notamment contre les services publics.
Ainsi, le journal Le Monde nous annonce le 29 août dernier que trois milliards d’économies supplémentaires sont prévues sur les dépenses consacrées à l’emploi et au travail. C’est ce qui ressort de la lettre plafond envoyée par Gabriel Attal à la ministre du travail Catherine Vautrin. Le coup de rabot pour notre ministère est de 11% !
Il s’agit bien d’une accélération et d’une amplification du plan social que nous avions déjà dénoncé, suite à la note de la secrétaire générale des ministères sociaux du 15 juillet dernier. Après le gel des recrutements, le non renouvellement de dizaines de postes de contractuel.les, l’interruption brutale de plusieurs détachements d’inspecteur.rices ou la procédure disciplinaire scandaleuse en cours contre des ITS, la machine à broyer continue d’opérer sans dévier.
Les nouvelles mesures d’économie prévues touchent notamment les services emploi. Si nous n’allons pas nous battre pour défendre les millions d’aides publiques versées aux employeurs, comme la prime à l’embauche pour les alternants en apprentissage, alors qu’il s’agit déjà d’une main d’œuvre « bon marché » et que les abus sont nombreux, d’autres dispositifs, plus positifs, comme l’Allocation de solidarité spécifique pour les chômeurs ou la validation des acquis de l’expérience sont également visés.
Les restrictions budgétaires sont d’ores et déjà mises en œuvre dans les services : on demande aux collègues de travailler, non seulement en sous-effectif, mais aussi avec des moyens restreints pour exercer les missions, la pénurie touchant même les véhicules ou les impressions…
Et ce nouveau plan d’économie s’ajoute aux précédents. Entre 2015 et 2021, le ministère du travail a perdu 16 % de ses effectifs selon le rapport de la Cour des comptes rendu public en février 2024. Cela fait maintenant 10 ans que le ministère du travail est le parent pauvre des politiques publiques là ou d’autres ministères comme ceux de l’intérieur ou de la défense voient leurs moyens renforcés et alors que près de 160 milliards d’euros d’aides publiques sont versés chaque année au patronat. Nous sommes donc face à de vrais choix politiques.
Aujourd’hui, tous nos services sont véritablement exsangues. Les postes vacants sont toujours aussi nombreux, les collègues font parfois des intérims de longue durée voire structurels, ce qui provoque une surcharge de travail, une forte dégradation des conditions de travail, et au final une détérioration toujours plus profonde du service public rendu aux travailleur.ses. Au retard structurel que nous connaissons tous.tes dans le traitement des demandes cantonné aux plus urgentes, s’ajoute souvent une réduction drastique des plages d’accueil du public.
La journée de grève et de mobilisation du 1er octobre, interprofessionnelle, porte sur la défense des services publics à bout de souffle : nous en faisons partie !
Dans la continuité de notre forte mobilisation à l’occasion de la commémoration des 20 ans de l’assassinat de nos collègues à Saussignac, face à cette nouvelle attaque, il nous faut une réaction collective, à la hauteur des enjeux. Il en va de la survie de nos missions !
Nous demandons la préservation de l’emploi de tous les agent.es, qu’il.elle.s soient titulaires, en cours de titularisation ou contractuel.les, la titularisation de tous les inspecteur.trices du travail stagiaires, ainsi que des recrutements à la hauteur des besoins, en commençant par tous les emplois actuellement vacants. Il en va la garantie de l’accomplissement de toutes nos missions et d’un service public digne de ce nom au service des usagers.
Pour la défense de nos salaires, le retrait de la réforme des retraites et la défense des services publics et de nos missions, soyons présent.e.s, massivement, aux rendez-vous.du 1er octobre. Cette date marque le début des discussions sur le budget de l’État et de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale. C’est le moment de gagner par le rapport de force.
Nous appelons tous.tes les collègues à participer massivement à la journée de grève et de mobilisation du 1er octobre 2024 !
Article publié le vendredi 25 octobre 2024
